Poker-theorie

Poker théorie : plus qu’un livre, une véritable bible du poker

Résumé de « Poker Théorie »

David Sklansky l’auteur de ce livre est une référence dans le monde des jeux d’argent, pas seulement dans le milieu du poker, la majorité de ses revenus provient du jeu (poker, Black -jack, pari sportif…) ce qui prouve bien le sérieux de l’auteur pour les conseils qu’ils apportent dans ses ouvrages. « Poker théorie » est considéré comme une bible du poker que tout bon joueur devrait avoir lu notamment grâce aux conseils abordant de nombreuses stratégies et comportement à acquérir pour gagner au poker dans ses différentes formes.

Le livre aborde :

  • Les structures des blinds.
  • Les hauteurs d’enchères.
  • Théorie du bluff.
  • Contrer et utiliser le semi-bluff.
  • Stratégies pour piéger vos adversaires.
  • Les cotes.
  • Les motifs de relance.
  • La position.
  • La psychologie…
  • Et bien évidemment le Théorème fondamental du Poker.

Théorème fondamental du poker

Tout comme dans de nombreuses disciplines le poker à son propre théorème.

L’auteur David Sklansky est à l’origine de ce théorème Fondamental du  poker simple, mais pourtant très efficace et tellement logique.

« A chaque fois que vous jouez un coup autrement que si vous connaissez les cartes adverses, ils gagnent; à chaque fois que vous jouez un coup comme si vous connaissiez les cartes adverses, vous gagnez. »

Ce théorème possède également sa réciproque qui est très bien expliquée avec des exemples concrets.

Dans ce chapitre l’auteur nous fait bien comprendre l’importance que chaque décision apporte sur notre jeu à long terme.

La cote explicite et implicite

Très importante au poker la cote exprime les chances que vous avez de gagner par rapport à la somme à investir, si la somme à investir est supérieure à celle de gagner vous ne devez pas jouer, car vous serez perdant sur le long terme.

La cote explicite prend en compte la cote d’amélioration de votre main et la cote du pot.

Si vous devez miser 10 jetons pour un pot de 60 vous avez une cote du pot de 6 contre 1, il faut ensuite comparer cette cote à celle de l’amélioration de votre main qui se calcule à l’aide des cartes éventuelles (outs) qui pourrait vous faire obtenir une main gagnante.

Exemple : vous êtes à la turn avec un tirage quinte par les 2 bouts, il vous manque pour obtenir une quinte, un des 4 « as », ou bien un des 4 « 9″, ce qui vous faits 8 outs possibles soit une cote de :

52 (Nombre de cartes total) – 2 (vos 2 cartes) – 4 (cartes du tableau) = 46

Ce qui fait 8 chances sur 46 d’avoir la bonne carte soit une 1 chance sur 5,75 donc une cote de 4,75 contre 1.

Le pot est de 120 et vous devez miser 20 pour voir la river soit une côte de 6 contre 1 (120/20 = 6). Vous devez donc suivre, car la cote du pot est plus avantageuse que celle d’amélioration de votre main.

L’auteur insiste bien sur le fait qu’il y ait une partie de la cote explicite qu’il faut prévoir en fonction des futures mises et relances des adversaires. Au flop La cote du pot peut-être de 3 contre 1 et la cote d’amélioration de 2 contre 1, mais à ce moment-là ce n’est pas forcément la cote du pot réel, car il suffit d’une mise prochaine pour qu’elle change.

La cote implicite

La cote implicite repose sur la possibilité de gagner plus de jetons dans les tours d’enchères à venir c’est une sorte de cote optimiste qui contrairement à la cote explicite envisage ce que l’on peut gagner en plus que plutôt ce qu’on pourrait perdre. AuTexas  holdem no-limit ou pot limit cette côte peut être énorme, car le tapis entier peut être misé.

Semi-bluff et moyen de les contrer

Contrairement au bluff, le semi-bluff est une arme gagnante au poker que tous les bons joueurs pratiques.

Un semi-bluffs est : soit une mise, soit une relance, voir même un check-raise avec une main non gagnante à l’instant, mais pouvant tout de même gagner le coup soit en faisant passer votre adversaire tout de suite ou ultérieurement, soit en s’améliorant à l’abattage.

David Sklansky explique précisément les cas où l’on peut semi-bluffer, mais auusi les situations dans lesquels il ne faut surtout pas le faire à cause de la position ou du profil de votre adversaire.

Un autre chapitre est consacré aux moyens que vous avez pour vous défendre contre un semi-bluff et comment le retourner contre votre adversaire.

Les motifs de relances

La relance est une action indispensable au poker, mais encore faut-il savoir pourquoi et quand il faut relancer ? Il y a tout de sorte de raisons de relancer, l’auteur les résume en 7 principales très bien expliqué :

  • Faire grossir le pot.
  • Relancer pour réduire le nombre d’adversaires du coup.
  • Relancer pour bluffer ou semi-bluffer.
  • Relancer pour obtenir une carte gratuite.
  • Relancer pour obtenir de l’information.
  • Relancer pour chasser les mains inférieures quand la vôtre peut-être la deuxième en force.
  • Relancer pour chasser des mains supérieures quand un tirage ouvre.

Ce chapitre est très intéressant, car il permet d’apprendre à avoir une réflexion dans votre jeu au moment de relancer ce que vous ne faisiez peut-être pas avant.

Stratégies : Check relance, Slow play, adapter son jeu

Le check relance et slow play sont deux façons de jouer faiblement une main très forte dans le but de piéger vos adversaires pour leur prendre le plus de jetons possible.

Le Check-Relance consiste à checker avec l’intention de relancer dans le même tour si un adversaire ouvre.

Le slow-play consiste à jouer de façon non agressive afin de dissimuler la force de votre main pour laisser l’initiative à votre adversaire, l’objectif et qu’il perd le plus de jetons possible.

Il faut normalement utiliser le slow-play avec des mains beaucoup plus puissantes que pour faire un check-relance. Vous verrez dans ce chapitre les conditions à réunir pour checker-relancer, l’importance de la position et comment checker-relancer avec la deuxième main.

L’importance de la position

La position au poker est souvent sous-estimée par les joueurs débutants qui n’y prête pas d’attention, pourtant c’est un élément-clé qui affecte pratiquement toute action au poker. En général plus on est en position tardive plus on devrait élargir son jeu (jouer plus de mains).

Ce chapitre traite des avantages liés à la dernière position, mais aussi à la première.  L’auteur montre également qu’il est très utile de savoir ajuster son jeu à la position et de comprendre comment elle peut affecter la façon de jouer.

Le but est de comprendre que la position est un facteur indispensable au poker pour prendre des décisions et appliquer des stratégies au bon moment comme le semi-bluffs ou le check-relance.

Le bluff : théorie et stratégie

Le bluff est un des facteurs qui rend le poker aussi populaire et qui en fait un jeu aussi intense. Les joueurs débutants pensent à tort que le bluff est un élément central du poker, mais en réalité ce n’est qu’une partie du jeu pas plus important que de jouer des mains légitimes correctement.

David sklansky explique la réalité du bluff, la fréquence à laquelle il faut l’utiliser ainsi que les différentes situations rencontrées lorsqu’on bluffe comme :

  • Le bluff quand il reste des cartes à venir.
  • Le bluff quand toutes les cartes ont été données.
  • Le bluff et la position.
  • Le bluff contre les tirages.
  • Bluffer contre deux adversaires ou plus.

Il faut également comprendre les raisons pour lesquels on bluff ou un joueur essaie de nous bluffer :

  • Bluffer, ou ouvrir pour la valeur.
  • Bluffer en fonction de son adversaire.
  • Le bluff pour dissimuler votre vraie façon de jouer (sorte de publicité mensongère)

« Les bluffs font partie de la boîte à outils du joueur complet. D’après moi, ils doivent dégager un profil à long terme au même titre que n’importe quelle autre manœuvre. Même si vous vous faites prendre occasionnellement, vous pouvez encore espérer vous faire suivre avec une main légitime. »

Ce chapitre peut changer radicalement votre façon de jouer un bluff et de mieux comprendre à quel moment le bluff peut-être optimal. Deux autres chapitres sont consacrés à ce sujet, un sur la théorie du bluff et l’autre sur la psychologie pour susciter ou empêcher le bluff.

Duel final : jouer en head-up

Le jeu en head-up, c’est-à-dire en tête à tête est totalement différent d’un jeu sur une table de 10 et même de 6 joueurs. Ce type de jeu demande plus d’agressivités, de bluffs et de psychologie c’est pour cela que l’auteur consacre un chapitre très long décrivant :

  • Le bluff sur la fin du coup.
  • Le jeu en dernière position quand l’adversaire check ou ouvre.
  • Le jeu en première position : checker-relancer, ouvrir, checker-suivre et checker-passer.

Vous verrez que le jeu en head-up ne se gagne pas surtout avec le hasard, mais avec beaucoup de stratégie pour piéger son adversaire. D’ailleurs ce type de jeu est tellement particulier qu’il existe des tournois spéciaux heads-up où les joueurs s’affrontent d’adversaire en adversaire uniquement en tête à tête.

Psychologie et analyse des mains.

Les 4 derniers chapitres de cet ouvrage portent sur la lecture des mains, la psychologie du poker, l’analyse de la table et l’évaluation que l’on peut faire durant une partie.

La lecture des mains de vos adversaires est sans doute l’arme la plus puissante au poker car elle permet de jouer le plus possible comme le décrit le théorème fondamental du poker. Un joueur qui pourrait voir les cartes de ses adversaires ne perdrait presque jamais, car ils pourraient jouer toujours au mieux. Ce chapitre donne les clés pour essayer de décortiquer les indices indiquant le type de main d’un ou de plusieurs adversaires.

Le chapitre suivant concerne la psychologie, plus pour les tournois en live mais peut s’appliquer au poker en ligne avec des joueurs que vous connaissez et qui vous connaissent bien. L’auteur explique à l’aide d’exemple l’importance de la manipulation et dissimulation au poker qui peut faire gagner des joueurs possédant un jeu plus faible.

L’analyse de la table décrite dans ce chapitre est un processus de pensée qu’il est bon d’avoir avant de prendre une décision. Il faut toujours poser les risques et bénéfices que peut entraîner une action au poker.

Ce dernier chapitre très intéressant aurait pu être un des premiers, car il décrit les critères qu’il faut prendre en compte avant de s’asseoir. Que ce soit en ligne ou en live un bon joueur doit poser le pour et le contre lorsqu’il choisit une partie et envisager comment il jouera dans cette partie.

Ce que ce livre vous apportera

Différents outils que vous pourrez utiliser dans votre nouveau jeu de poker, vous comprendrez mieux pourquoi vous faites telle ou telle action et comment réagir à celles de vos adversaires. Le livre permet de jouer d’une façon plus réfléchie et de se rendre compte que le poker est loin d’être un jeu de hasard.

Points forts :

  • De nombreux exemples bien illustrés pour comprendre les explications.
  • Concepts universels que tous joueurs devraient connaitre.
  • Présentation des idées aussi simplement que possible malgré des concepts profonds et subtils.
  • Toujours une page résumée, dédiée aux idées clés par chapitre.
  • Les conseils s’appliquent à plusieurs formes de poker.

Points faibles :

  • Certains passages concernent plus les tournois en live que le poker en ligne.
  • Beaucoup d’informations à retenir, il faut parfois relire des passages.

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